Vidéo 6 : Discriminant et résolution de l'équation · 4 min 14 s · sous-titres en français
Le cours écrit
6.1 Le résultat
Définition. Le discriminant de ax2+bx+c (avec a=0) est le nombre
Δ=b2−4ac.
Théorème. L'équation ax2+bx+c=0, avec a=0, a :
Signe de Δ
Solutions
Δ<0
aucune solution réelle
Δ=0
une solution : x0=−2ab
Δ>0
deux solutions : x1=2a−b−Δ et x2=2a−b+Δ
6.2 Démonstration
Soit f(x)=ax2+bx+c avec a=0. On applique la complétion du carré dans le cas général.
Étape 1 : mettre a en facteur. Comme a=0,
f(x)=a(x2+abx+ac).
Étape 2 : compléter le carré. La moitié de ab est 2ab, donc x2+abx=(x+2ab)2−4a2b2, et
f(x)=a[(x+2ab)2−4a2b2+ac].
Étape 3 : réduire au même dénominateur. Comme ac=4a24ac,
f(x)=a[(x+2ab)2−4a2b2−4ac]=a[(x+2ab)2−4a2Δ].
Étape 4 : raisonner par cas. Comme a=0, on a les équivalences
f(x)=0⟺(x+2ab)2=4a2Δ.
Le nombre 4a2 est strictement positif, donc le second membre a le signe de Δ. C'est une équation du type X2=k (leçon 1).
Si Δ<0, un carré ne peut pas être égal à un nombre strictement négatif : il n'y a pas de solution.
Si Δ=0, l'équation équivaut à x+2ab=0 : il y a une seule solution, −2ab.
Si Δ>0, l'équation équivaut à x+2ab=2aΔ ou x+2ab=−2aΔ, car les deux nombres ±2aΔ ont pour carré 4a2Δ, que a soit positif ou négatif. D'où les deux solutions 2a−b−Δ et 2a−b+Δ. ■
Cette démonstration montre aussi que la forme canonique existe toujours : on lit α=−2ab et β=−4aΔ.
6.3 Trois exemples, trois cas
Exemple 19 (Δ>0). Résolvons 2x2−3x−2=0. Ici a=2, b=−3, c=−2.
Δ=(−3)2−4×2×(−2)=9+16=25.
Comme Δ>0, il y a deux solutions : x1=43−5=−21 et x2=43+5=2.
Exemple 20 (Δ=0). Résolvons 9x2−12x+4=0. Δ=144−144=0. Il y a une seule solution : x0=1812=32.
Exemple 21 (Δ<0). Résolvons x2+x+1=0. Δ=1−4=−3. Comme Δ<0, il n'y a pas de solution.
Quand Δ n'est pas un carré parfait, on garde la valeur exacte.
Exemple 22. Résolvons x2−2x−1=0. Δ=4+4=8, et 8=22. Les solutions sont 22−22=1−2 et 22+22=1+2.
Attention. Si b est négatif, b2 reste positif : (−3)2=9, et non −9. Et −b devient positif : pour b=−3, −b=3.